La première version de l'oscilloscope
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Introduction
La figure 1 montre le
synoptique de l'oscilloscope. La partie
analogique comprend: - les deux entrées
de mesure munies d'un couplage (AC/DC/GND) réalisé au
moyen de photomos, ces entrées ont des impédances
adaptées aux sondes du commerce, - un étage
d'amplification des signaux par des amplificateurs à gain
variable (VGA), - les entrées
analogiques du convertisseur analogique-numérique rapide
(10bits).
La partie
numérique comprend: - les sorties
numériques du convertisseur analogique-numérique
rapide, - une entrée
de déclenchement de signal externe, - 16 entrées,
16 sorties numériques, - une sortie de
calibration pour les sondes, - une horloge 100MHz
faible jitter ainsi qu'un diviseur intégré permettant
des fréquences d'échantillonnage variables, - un FPGA pour
mémoriser, synchroniser, combiner et renvoyer les différents
signaux logiques au PC, - un convertisseur
DC/DC isolé (5VUSB in, +3V3 out) en sortie duquel une
alimentation à découpage et une pompe de charge sont
rajoutées pour fournir du -3V3 et du 2V5, - un connecteur
permettant de transformer l'oscilloscope en un modèle
portable par l'ajout d'écran, de µC, de clavier et de
batteries, - un connecteur USB +
une interface USB (chip FTDI) en sortie duquel des optocoupleurs se
chargent de l'isolation des signaux rapides. A ajouter à
l'ensemble:
Version PC Un PC avec le
logiciel adéquat.
Version Portable Un microcontrôleur
classique disposant des entrées-sorties en nombre suffisant,
un écran LCD graphique, un clavier utilisateur et une
batterie. Prévoir en plus la puce de configuration du FPGA
dont le fichier pourra être modifié par téléchargement
lors de la connexion au PC. 
Figure
1: Synoptique de l'oscilloscope
L'étage des
entrées
La
figure 1 montre le schéma des deux entrées
analogiques. Le signal de la première entrée vient du
connecteur BNC1 et passe par un premier étage (C5, R5, U2)
permettant de supprimer, ou non, la composante continue via C5. Vient
ensuite un pont diviseur résistif-capacitif qui divise par 40
le signal d'entrée. On ne mesure pas directement le signal
d'entrée (juste après C5, sans atténuation
donc) pour une question de protection contre les surtensions. Le
condensateur variable sera à régler de manière à
obtenir une capacité d'entrée compatible avec la plage
standard des sondes des oscilloscopes commerciaux. Le circuits
photomos U1 réalise une mise à la masse sur demande. Sa
capacité parasite peut être considérée
comme stable au vu de la faible tension à ses bornes. U8 est
un ampliop FET qui sert de buffer. Le signal sortant doit avoir une
amplitude de +- 1V au maximum (soit 2Vpp). Les circuits associés
à la deuxième entrée fonctionnent de manière
identique. U7 avec U15a et U15b génèrent les tensions
de référence pour le gain et l'annulation de l'offset
du VGA (voir feuille suivante).

Figure
1
Comme on le verra plus
loin, IN1 (et IN2) doivent présenter une amplitude maximale de
+-1V pour que la conversion analogique-numérique s'effectue à
pleine échelle. On aura en tout 10 échelles de
sensibilité :
|
Configuration
|
Sonde
|
Pleine échelle
|
Par division
|
|
1
|
x
1/10
|
+-400V
|
100V/div
|
|
2
|
x
1/10
|
+-200V
|
50V/div
|
|
3
|
x
1/10
|
+-80V
|
20V/div
|
|
4
|
x
1/10
|
+-40V
|
10V/div
|
|
5
|
x
1/10
|
+-20V
|
5V/div
|
|
6
|
x
1/10
|
+-8V
|
2V/div
|
|
7
|
x
1/10
|
+-4V
|
1V/div
|
|
8
|
x
1/10
|
+-2V
|
500mV/div
|
|
9
|
x
1/10
|
+-800mV
|
200mV/div
|
|
10
|
x
1/10
|
+-400mV
|
100mV/div
|
L'étage de
conversion, partie I
Les signaux IN1 et IN2
sont symétrisés par les amplificateurs différentiels
U9 et U10 avant d'attaquer les amplificateurs à gain variable
(VGA). La dynamique de réglage du VGA vaut à peu près
100dB grâce au fait que le gain est fixé par deux
tensions. La première (GAIN_DB_X) règle le gain
logarithmique du VGA tandis que la deuxième (GAIN_MAG_X),
prévue initialement par le fabriquant comme entrée
multiplicative, règle le gain linéairement. La sortie
VCOM de l'ADC se charge d'appliquer le même offset aux amplis
différentiels et aux VGA. Les sorties des amplificateurs
différentiels valent les tensions des entrées positives
augmentées de 1.65V (VCOM). ITX2 et ITX3 relient la partie
digitale (feuilles suivantes) à la partie analogique (cette
feuille et la précédente). Il y a donc deux PCB de
prévus. 
Figure
1
L'étage de
conversion II
U1 est un convertisseur
analogique-numérique 10 bits de type pipeline à double
entrée et à sorties parallèles. La fréquence
d'échantillonnage maximale est de 105 millions
d'échantillons par seconde (105 MS/s) sur les deux canaux.
Pour éviter des erreurs de maintien de la tension sur le Track
and Hold, l'ADC travaillera toujours à une fréquence
élevée. Pour obtenir des acquisitions à
fréquence plus faible, on modifiera la fréquence des
enregistrements dans la RAM du FPGA.

Figure
1
L'unité
logique
L'unité logique
est composée d'une horloge U2 fonctionnant à 100MHz et
de U3, un FPGA, le EP1K30 (famille ACEX1K) de chez Altera dans lequel
arrivent les échantillons C[0..9] et D[0..9] issus de l'ADC.
Les entrées sorties en vert (JTAG) servent à configurer
U3 via le premier canal du chip USB (voir page suivante). L'envoi et
la réception de données au FPGA en mode fonctionnement
normal s'exécute par l'intermédiaire du « FAST
SERIAL INTERFACE » qui correspond au canal B du chip USB.
L'ensemble peut fonctionner sans uC ajouté, les commandes
étant gérées directement depuis le PC. Pour
l'option oscilloscope portable, les entrées-sorties en vert
et 5 autres signaux UC_USERx sont acheminés sur le connecteur
adéquat (voir plus loin). Les entrées-sorties en rouge
sont celles destinées aux entrées-sorties logiques : un
analyseur logique à 16 entrées et un générateur
de niveaux logiques à 16 sorties. La tension d'alimentation
interne de U3 est de 2V5 tandis que celle des entrées-sorties
vaut 3V3 pour être compatible avec la logique à 5V.

Figure 1
L'étage
communication USB
La
figure 1 montre le schéma de l'ensemble. On utilise un
nouveau processeur USB, le FT2232C de chez FTDI. Ce chip a la
particularité d'offrir 2 canaux de plusieurs bits chacun. Il
permet de configurer le premier canal en mode série synchrone
(ici le canal A est configuré pour la programmation JTAG du
FPGA) tandis que l'autre canal (B) est configuré en mode
série rapide (5MB/s, ce mode sert ici pour la commande et
reception des données via le FPGA). Pour d'autres infos sur
les possibilités du FT2232C, voir sa datasheet sur le site de
FTDI. Pour réaliser l'isolation entre le PC et
l'oscilloscope, les signaux JTAG et SERIE RAPIDE issus de U4 sont
envoyés dans U6 et U7, deux CI d'isolation galvanique à
très faible consommation.

Figure 1
Alimentations
et connecteurs
La
figure 1 montre le schéma de l'ensemble. USB_5V est la
tension venant de la feuille précédente. Cette tension
entre dans U11 qui est un convertisseur DC/DC isolé à
sortie +5.0V/500mA (de la marque TRACO). Il y a un filtrage
supplémentaire pour les tensions de la partie analogique de
l'oscilloscope. Les tensions de 2V5 et 3V3 sont obtenues à
partir du +5VDG à l'aide du double convertisseur-abaisseur
U13. U12 est une pompe de charge fournissant le -5V. ITX4, ITX5 et
ITX6 sont trois connecteurs IDC mâles classiques (avec
détrompeur) de respectivement 50, 34 et 34 broches. ITX4 est
l'interface pour l'option portable du DSO: écran, clavier,
batterie et µC seront ajoutés dans ce cas. ITX5 est le
connecteur pour les 16 entrées de l'analyseur numérique
et ITX6 celui des 16 sorties du générateur digital.
U14, U15, U16 et U17 sont des latchs dont les entrées
(sorties) sont protégées de l'extérieur par des
résistances de 1kOhm.

Figure 1
|